Pour INFOrmation, voici la définition de la REFLEXION
(Source: Dictionnaire Larousse) :
Réflexion: n.f. Action de réfléchir, d'arrêter
sa pensée sur quelque chose pour l'examiner en détail.
Voila ce que nous avons à faire : réfléchir.
Réfléchir sur notre condition, sur ce que nous faisons.
Il y a quelques années de cela maintenant, les
Hommes étaient convaincus que la Terre était le centre de l'univers. Que la
lumière qu'ils recevaient provenait d'un Soleil qui gravitait autour de la Terre
et que la Terre était le centre de l'univers. A cette époque, il y avait donc
une mise en position égocentrique de l'Homme. Il était pour eux inconcevable
qu'il puisse en être autrement. Le prouve les condamnations de scientifiques
qui tentaient de démontrer la vérité, que c'était le Soleil qui était en rotation
autour de la Terre, et que lui même n'était qu'une infime partie de notre univers.
Cette idée n'était pas admise puisqu'elle abaissait le statut des Hommes, qu'ils
s'étaient eux mêmes fixés. Sur une poupée gigogne, les Hommes se seraient représenté
par la plus grande, par celle qui contient les autres, et n'admettant pas d'autres
possibilités.
Même si cet exemple remonte à quelques siècles,
cette situation se retrouve de nos jours, et se retrouvera encore demain.
Si une poignée d'Hommes a créé des lois, ce n'est
que pour restreindre les mouvements de certains d'entre nous. Imaginez-vous
dans une pièce où les murs seraient de toile noire. Dans cette pièce vous n'êtes
pas seul(e) : c'est l'ensemble de vos semblables qui est avec vous. Et bien
dans cette salle, les lois sont représentées par les murs, elles vous limitent
dans vos mouvements : vous pouvez vous déplacer dans la pièce, mais ne pouvez
en sortir. Certains d'entre vous voudront tout de même VOIR ce qu'il y a DERRIERE
les murs et soulèveront la toile, certains voudront APPRENDRE ce qu'ils sont,
s'il y a d'autres salles semblables à celle où ils sont enfermés, d'autres voudront
savoir POURQUOI, POURQUOI sommes-nous encerclés par ces lois ? La réponse est
simple. Il y a ceux qui voudront VOIR ce qui se cache derrière les murs, mais
il y a aussi ceux qui voudront sortir de la pièce. Ceux-là se feront prendre
et seront remis dans une autre salle mais dont les murs seront fait de pierre.
C'est par la faute de ces personnes que les lois ont été créées.
Je voudrais donc m'adresser directement à ces
personnes. Je voudrais que vous réfléchissiez à ces quelques questions. Pourquoi
vouloir sortir de la pièce ? Pourquoi ne pensez-vous qu'à vous ? Parce que c'est
ce que vous faîtes en sortant de la pièce : VOUS vous voulez SAVOIR (ça c'est
bien) mais vous obliger les autres personnes de la pièce à subir les restrictions
imposées par les lois. Pourquoi ne pas se contenter de SAVOIR et de répandre
le SAVOIR ?
Si seulement toutes les personnes de la pièce
pouvaient se contenter de cela, la vie serait tellement différente...
Pour résumer, dans la pièce nous avons trois
catégories de personnes :
- Ceux qui ne cherchent
pas à savoir, qui se contentent de croire ce qu'on leur dit et qui constatent
passivement les actes des autres
- Ceux qui cherchent
à SAVOIR et à répandre leur savoir
- et les autres dont
je viens de parler. Ceux qui enfreignent les lois.
Et si la troisième catégorie venait à disparaître
? Et si plus une seule personne ne sortait de la pièce et se satisfaisait de
REGARDER au dehors ? Que se passerait-il ? A supposer que cela arrive, les lois
ne viendraient certainement pas à disparaître puisque d'autres esprits seraient
alors tentés de quitter la pièce, repeuplant ainsi la troisième catégorie et
rétablissant inévitablement les lois. Non, selon moi, il faudrait agrandir la
surface de la pièce pour que la population soit plus libre de mouvement. Mais
même dans cette éventualité, la troisième catégorie serait réinvestie.
Vous l'avez compris, il est impossible de réduire
le nombre de personnes de la troisième catégorie à zéro. IMPOSSIBLE ! Il y en
avait hier, il y en a aujourd'hui et il y en aura toujours demain, tant qu'ils
n'auront pas pris conscience de ce qu'ils font, tant qu'ils n'auront pas suffisamment
réfléchi...
En INFOrmatique, et dans beaucoup d'autres domaines,
la situation est exactement comparable. En matière de sécurité, il y a ceux
qui conçoivent des systèmes de protection avancés, et les autres qui les "cassent"
pour pouvoir accéder à des informations confidentielles ou autres informations
voulues secrètes. Sur Internet, cette magnifique source de savoir qui respire
la notion de partage de connaissance, certains se permettent de saccager le
travail des autres, en défaçant leur site web par exemple, ou bien en s'introduisant
dans leur serveur pour le vider de ses informations. Les responsables de ces
actes ne sont autres que ceux de la troisième catégorie. Ils détruisent et voila
tout ! Alors qu'ils pourraient rejoindre la deuxième catégorie et faire profiter
leur savoir et même s'ils n'ont pas de grandes capacités, les membres de cette
deuxième catégorie pourraient les aider à apprendre. Ils partageraient ainsi
leurs connaissances et expériences. Mais non ! Ils préfèrent restés entre eux
! A détruire !
Ce n'est qu'une fine toile qui sépare ces deux
catégories, mais cette limite est bien présente. Rien ne permettrait de les
confondre. La différence la plus notable concerne évidemment les dégâts laissés
par la troisième catégorie. S'ils s'arrêtaient de détruire, alors ils passeraient
dans la deuxième catégorie.
Alors voilà, en INFOrmatique, en gros, deux camps
s'opposent : les Hackers et les Crashers.
Les Hackers sont ceux de la deuxième catégorie.
Le but principal du Hacker sera de comprendre plus, toujours plus qu'il n'en
sait déjà. Il cherchera à savoir POURQUOI, à comprendre COMMENT ça marche, à
s'interroger sur la manière utilisée pour parvenir au but. Le Hacker correspond
en fait à notre scientifique qui cherchait à démontrer que la Terre n'était
pas le centre de l'univers. Le Hacker sait qu'il n'est pas la plus grande des
poupées gigognes, le Hacker sait qu'il ne sait pas tout. Et c'est cela qui compte
le plus : le fait de ne pas savoir. C'est cela qui va le faire progresser, le
faire parvenir à ses fins sans se décourager.
Les Crashers quant à eux correspondent à la troisième
catégorie. Si jamais vous avez l'occasion de parler avec un Crasher, il serait
capable de vous dire : "J'ai soif de savoir et de connaissances" ou
quelque chose de la sorte. Il peut aussi reprendre toutes les théories du Hacker,
mais sabotant tout de même le travail de personnes, se servant de vulnérabilités
pour découvrir des informations confidentielles ou bien, et surtout, pour son
profit personnel.
Imaginez un Hacker et un Crasher tentant de découvrir
une faille sur un même serveur Internet. Le Hacker pourrait écrire quelques
programmes dans différents langages pour tenter de démasquer une imperfection.
Le Crasher irait probablement s'approvisionner de programmes déjà conçus dans
le but de les essayer "à l'aveugle", sans savoir quelles conséquences
ils pourraient avoir sur le système attaqué. Tôt ou tard, le Hacker trouvera
quelque chose alors que le Crasher aura abandonné depuis longtemps. Le Hacker
avertira alors l'administrateur du serveur pour que le problème soit corrigé.
Mais partons tout de même de l'hypothèse du Crasher ayant découvert la faille,
et cela avant le Hacker. Il l'aurait sans doute utilisée afin de découvrir quelques
informations délicates situées sur ce serveur, et il aurait probablement été
tenté de laisser une trace de sa réussite sur la page d'accueil du site...
Même si les termes 'Hacker' et 'Crasher' sont
particulièrement juste dans le domaine de l'informatique, l'idée que ces termes
dégage se retrouve dans tous les domaines. Le domaine automobile par exemple.
Imaginez une route sur laquelle un Hacker et un Crasher conduisent chacun une
voiture identique. La limitation de vitesse est connue par nos deux protagonistes.
Notre Crasher, bien conscient de cette réglementation, dépassera probablement
la limite à ses propres risques mais également à ceux des aux autres conducteurs.
Le Hacker, lui, saura respecter cette limitation, conscient des risques qu'une
accélération peut occasionnée.
Dans le commerce, notre Hacker serait un commerçant
et le Crasher serait un voleur.
Dans un incendie, notre Hacker serait un pompier
et le Crasher serait un pyromane.
Dans le sport, notre Hacker serait un coureur
banal, le Crasher serait un coureur qui se doperait de manière à battre ses
adversaires pour son unique satisfaction de victoire.
Le Crasher bien conscient des interdits, agira
tout de même dans l'illégalité. Pourquoi ? Pourquoi ne pas rester dans la pièce
?
Mon but n'est pas de pointer du doigt et de dénoncer
les Crashers. Non, je tente simplement de leur faire prendre conscience de leurs
actes. Je souhaite avant tout que le Crasher qui lira ces lignes reconnaisse
qu'il fait parti de la troisième catégorie. Parce que je suis certain que certains
Crashers liront ceci et qu'ils se placeront [ inconsciemment ? ] du côté du
Hacker, dans la deuxième catégorie. Alors cher(e) lecteur(/lectrice), réfléchissez
!